Les 5 idéaux du Reiki

Le Reiki est à 50% de l’énergie et à 50% les 5 idéaux du Reiki. Mikao Usui s’est appuyé sur les principes de l’empereur Meiji (1868-1912) du Japon pour les formuler. Il y a plusieurs versions de ces idéaux qui circulent, mais au final, elles sont assez similaires. Chacun des 5 idéaux du Reiki débute par « Juste pour aujourd’hui ». Parce que nous pouvons tirer des leçons du passé et nous projeter dans l’avenir, mais ici et maintenant est le seul moment où nous pouvons agir.

Mikao Usui pratiquait la méditation Gassho – technique qu’il a mis au point pour les praticiens Reiki – chaque jour, seul ou avec ses élèves.

Vivre en permanence dans le passé, ressasser ce qui aurait du être fait, ce qui aurait pu être, ou se perdre en considérations futures, nous éloigne du moment présent, le seul qui soit.
La méditation est une des pratiques les plus courantes pour se reconnecter avec l’instant présent.

Juste pour aujourd’hui, je me libère de toute préoccupation

L’inquiétude et la préoccupation sont des formes d’énergie négatives. Le mot parle de lui-même : pré-occupation, donc s’occuper trop tôt. On mélange trop souvent les verbes « se préoccuper » et « s’occuper ». Se préoccuper pour nos proches ne leur est pas d’un grand secours et peut même s’avérer néfaste quand la préoccupation exercée l’est de façon possessive. Mais s’occuper d’eux au bon moment – quand ils en ont besoin et vous le demandent – va leur apporter un réel soutien.

Juste pour aujourd’hui, je me libère de toute colère

La colère est la conséquence d’une insatisfaction, de notre désir de tout contrôler. Mais la colère est avant tout une émotion destructrice qui n’apporte rien de positif. Refouler la colère n’est pas non plus une solution. Une colère contenue peut à force générer des ulcères ou des tumeurs. Et parce que nous sommes humains, et qu’il est impossible de ne jamais se mettre en colère, il faut apprendre à en reconnaître les premiers signes pour y mettre fin et s’en libérer au plus vite. Accueillir la colère et l’identifier est une excellente méthode pour réussir à l’éloigner rapidement.

La colère devrait être considérée comme un simple signe, un doigt pointé sur un élément à rectifier.

Juste pour aujourd’hui, je rends grâce pour mes nombreuses bénédictions, j’honore mes parents, mes professeurs et mes aïeux

Rien de religieux derrière ce terme de « bénédictions », il s’agit simplement d’identifier tout ce qui est bénéfique dans notre vie. Abandonner le rôle de victime, cet esprit « Caliméro », et admettre consciemment tout ce qui est positif. Et même l’évidence. Surtout l’évidence ! Tout ce que nous considérons comme acquis. L’exemple le plus simple : effectivement, je peux courir pour attraper un bus, me promener dans les rues de ma ville, et bien d’autres choses encore. Ah bon ? C’est normal ? A votre avis, quel serait le souhait d’une personne condamnée au fauteuil roulant ? Il n’y a rien de moralisateur derrière cet exemple, juste l’envie de vous montrer que beaucoup de choses vont très bien dans votre vie. Mais évidemment que l’on souhaite davantage, nous sommes dans une société de consommation et nous sommes humains. Mais être conscient de ce que l’on a et du fait que l’on est créateur de notre vie, est déjà un premier pas.

Pour la seconde partie de cet « idéal » : honorer ses parents, ses professeurs et ses aïeux, c’est quelque chose d’évident et de spontané en Orient. En Occident, on commence à en être de plus en plus conscient. Mais il y a un point sur lequel on n’a pas forcément l’habitude de réfléchir, et c’est le « pardon ». Rien de magnanime derrière ce mot. Juste l’envie de ne plus jamais se sentir victime et de se faire du bien, tout simplement, comme un cadeau que l’on aurait envie de se faire. Parce que le non-pardon engendre la rancœur et la haine, tous ces sentiments négatifs pour nous-mêmes qui n’atteignent jamais la personne qui nous a fait souffrir. Et non, pardonner quelqu’un, ne signifie pas l’absoudre ou l’aimer. C’est plutôt se donner une chance à soi-même. Le chemin du pardon passe en général par l’acceptation de ce qui s’est passé – c’est fait, on ne peut plus rien y changer -, l’indifférence, puis la compassion. Ce n’est pas un processus simple, ça peut mettre du temps, mais peu importe, puisque le but final est vous, votre bonheur et votre légèreté. Et posez-vous la question : « Pensez-vous que la personne qui vous a fait du mal l’a fait intentionnellement et y pense encore ? »

Juste pour aujourd’hui, je vis ma vie honnêtement

Rien à voir avec le fait de tuer, voler ou mentir, on ment tous régulièrement. L’honnêteté, ici, est envers soi-même et les autres.